Vanished • Volatilisée

MARKER 1 • PANNEAU COMMÉMORATIF 1

Overview

“Richmond with land to spare knew no over-crowding and was spared the greater city’s greater problems. She could not boast of wealth nor complain of poverty. Here dwelt the artisan, the railroad man, the independent man of moderate means, the home-maker, the man of enterprise building the city’s newer part.”
Reverend C.J. Crowdis, 1920

« Dotée d’un grande superficie de terres, Richmond n’a pas connu de surpopulation et a échappé aux problèmes plus importants de plus grosses villes. Elle ne pouvait ni se vanter d’être riche ni se plaindre d’être pauvre. Ici habitaient l’artisan, le cheminot, l’homme indépendant aux revenus modestes, le chef de famille, l’homme entreprenant construisant la nouvelle partie de la ville. »
Révérend C.J. Crowdis, 1920

Every corner of Halifax felt the impact of the explosion, but none as great as Richmond in the city’s north end. On that December morning, the working-class neighbourhood was just waking up: mothers filled furnaces and stoked woodstoves, children dressed for school, and horse-drawn delivery wagons began their daily rounds. The waterfront below bustled with merchant ships, freight cars, and factories changing shift. Windows everywhere filled with faces watching a flaming ship drifting toward the shore. In an instant Richmond was blown apart.

L’explosion a été ressentie aux quatre coins d’Halifax, mais nulle part autant qu’à Richmond, à l’extrémité nord de la ville. En ce matin de décembre, le quartier ouvrier s’éveillait doucement : les mères étaient occupées à chauffer les fournaises, à alimenter les poêles à bois, les enfants se préparaient pour l’école et les chariots de livraison tirés par des chevaux entamaient leur ronde quotidienne. En contrebas, le front de mer grouillait de navires marchands, de wagons de marchandise et d’ouvriers d’usine changeant de quart de travail. Partout, des gens agglutinés aux fenêtres observaient un navire en flammes dérivant doucement vers le rivage. En l’espace d’un instant, Richmond fut soufflée.

1 Halifax House Debris December 6 Ô Çö Lac Mac Askill Fa 116 Acc1966 094  C 001832 72
Halifax house debris on December 6th—Library and Archives Canada, FA-116_acc1966-094_C-001832

Nearly every structure within a two-kilometre radius of the blast was destroyed, including the entire community of Richmond. It would never be rebuilt.

Presque toutes les structures situées dans un rayon de deux kilomètres de l’explosion furent détruites, y compris la communauté de Richmond au complet. Elle ne sera jamais reconstruite.

200200108 72
Pass for Devastated Area—Nova Scotia Archives, MG27vol2, no5

Soldiers regulated all movement into and out of Richmond, which quickly became known as the “Devastated Area.” Entry was forbidden without an official pass.

Des militaires contrôlaient tous les mouvements à destination et en provenance de Richmond qui ne tarda pas à être connue sous le nom de « zone dévastée ». L’entrée y était interdite sans laissez-passer officiel.

3 Map Of Blast Radius Ô Çö Lac Rg 24 Series D 1 A Vol5634 File 37 25 1Part1 72
map of blast radius—Library and Archives Canada, RG 24 series D-1-a vol5634_file 37-25-1part1

Nearby, Africville was spared the same fate as Richmond but still suffered significant damage. For many, compensation was slow to arrive and residents were often awarded less than their counterparts elsewhere in the city.

Non loin de là, Africville n’a pas connu le même sort que Richmond, mais a néanmoins subi des dommages importants. Nombreux furent ceux qui tardèrent à être indemnisés et les montants reçus par les résidents furent souvent inférieurs à ceux reçus par leurs concitoyens ailleurs en ville.

“Wreck and ruin and desolation on every hand is the scene in the area formerly known as the North End of this city. Beyond the most vivid flight of imagination has destruction been wrought, and the death, injury and suffering which have resulted from the period of explosion, fire and storm surpasses the most exaggerated pictures of a hideous dream.”

Thomas O’Leary, Journalist 
1917

« Destruction, ruine et désolation à chaque détour, voilà le spectacle qui s’offre à nos yeux dans la zone d’Halifax jadis appelée “quartier North End”. La destruction dépasse l’imagination la plus débordante et la mort, les blessures et la souffrance engendrées par la déflagration, le feu et la tempête dépassent les images les plus exagérées d’un rêve terrifiant. »
Thomas O’Leary, journaliste
1917