No Sparing Dartmouth • Dartmouth n’est pas épargnée

MARKER 3 • PANNEAU COMMÉMORATIF 3

Overview

“We returned to our ship at 11 p.m. sick at heart with the appalling misery with which the city abounded, the glare from the fires lighting the harbour up like day. On the other side of the bay, the little town of Dartmouth was also in flames, on sea and land nothing but misery, death, and destruction. Looking out on the flaming city from our ship, I cannot help but marvel that we escaped sharing the fate of thousands of souls in this terrible catastrophe.”

Frank Baker, Sailor 
1917

« Nous avons regagné notre navire à 11 h la mort dans l’âme au vu de l’effroyable détresse dans laquelle toute la ville se trouvait, de l’éclat des incendies qui illuminaient le port comme s’il faisait jour. De l’autre côté de la baie, la petite ville de Dartmouth était elle aussi la proie des flammes. En mer comme sur terre, rien que misère, mort et destruction. En regardant la ville en flammes depuis notre navire, je ne puis que m’émerveiller de ne pas avoir subi le même sort que celui de milliers d’âmes lors de cette terrible catastrophe. »

Frank Baker, marin 
1917

Dartmouth did not escape the disaster unscathed: anyone living or working along this shore of the Narrows—especially at Turtle Grove—felt the full force of the blast when the Mont Blanc exploded. Buildings toppled, and not a single window remained in tact. The tsunami that followed crashed over people and homes, carrying all manner of debris inland. Through it all, the Dartmouth ferries continued to operate: helping survivors search for loved ones, transporting patients to hospitals, and carrying supplies where they were needed most.

Dartmouth ne s’est pas sortie indemne du désastre. Quiconque vivant ou travaillant le long de cette rive du chenal, et plus particulièrement à hauteur de Turtle Grove, a ressenti toute la force de la déflagration au moment où le Mont-Blanc a explosé. Des bâtiments se sont effondrés, et pas une seule vitre n’est restée intacte. Le raz-de-marée qui s’ensuivit déferla sur les résidents et les maisons, emportant sur son passage des débris de toute sorte vers l’intérieur des terres. Malgré tout, les traversiers de Dartmouth continuèrent d’assurer des services tels que le transport de patients vers des hôpitaux et de marchandises là où les besoins étaient les plus pressants.

199900141 72
Mi’kmaq at Turtle Grove—Nova Scotia Archives, 1992-412 N-0418

Most residents in Turtle Grove, the last vestige of Mi’kmaq settlement on the shores of Dartmouth, were killed instantly. Their homes in ruins, surviving families left for other reservations and never returned.

La plupart des résidents de Turtle Grove, dernier vestige d’un campement mi'kmaq sur les rives de Dartmouth, périrent instantanément. Leurs demeures en ruines, les familles éprouvées partirent vers d’autres réserves pour ne jamais revenir.

200200015 71
Tufts Cove School—Nova Scotia Archives, 7376 N-7034

Just outside town limits, Tufts Cove was hardest hit. Most homes were obliterated, including the community’s only school. Luckily, desks were empty that morning as county schools opened later than usual in the winter.

Tufts Cove, tout juste à l’extérieur des limites de la ville, fut la plus touchée. La plupart des maisons ont été détruites, y compris la seule école de la communauté. Par chance, personne ne se trouvait dans l’école ce matin-là, car l’hiver les écoles du comté ouvraient plus tard qu’à l’habitude.

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Oland/Halifax Brewery—Nova Scotia Archives, N-1271

Many factories, foundries, and mills in north Dartmouth—including the famous Oland Brewery—were damaged beyond repair and never operated again.

De nombreuses usines et fonderies, et de nombreux moulins du quartier Dartmouth Nord, dont la célèbre brasserie Oland, ont subi des dommages irréparables et n’ont plus jamais été exploités.


“It was all over in a few moments—that is, the shock from the explosion. But the endless misery entailed and the great devastation wrought are almost irreparable.”
Joseph Sheldon, Journalist
 1917

« Ça n’a duré que quelques instants — je parle de l’onde de choc de la déflagration. Mais la détresse infinie qui en résulta et l’extrême dévastation infligée sont presque irrémédiables ».
Joseph Sheldon, journaliste
 1917