Bandaging Chaos • Pansage chaotique

MARKER 7 • PANNEAU COMMÉMORATIF 7

Overview

“Notwithstanding the crowding together of the wounded they gave little evidence of the suffering they endured. . . . There were pale faces enough but their eyes were dry. There were no tears. Tears were not yet brewed. The suddenness and horror of the disaster were too great to find expression in that way; the shock to the nerve centres induced a form of anaesthesia, a certain callousness which I believe to be a common enough condition when a human organism is acted upon by the grimmest of all the stern realities of life.”

G.H. Murphy, Doctor
 1917

« En dépit du fait qu’ils étaient entassés les uns sur les autres, les blessés n’affichaient que très peu de signes de la souffrance qu’ils avaient endurée. Il y avait beaucoup de visages blêmes, mais dont les yeux n’étaient pas humides. Il n’y avait pas de larmes. Les larmes n’avaient pas encore pu s’exprimer. La soudaineté et l’horreur du désastre ont été trop grandes pour que l’on puisse s’exprimer au moyen de larmes; le choc infligé aux centres nerveux a provoqué une forme d’anesthésie, une certaine insensibilité qui, à mon avis, est un état assez courant lorsque l’organisme humain est confronté aux plus sombres de toutes les cruelles réalités de la vie. »

G.H. Murphy, médecin
 1917

In the wake of the blast, Halifax faced the arduous and nearly impossible task of caring for thousands of injured men, women, and children. Without an emergency response strategy, hospitals already burdened with wounded Canadian soldiers were quickly taxed beyond capacity. Temporary hospitals opened in churches, schools, and halls to ease the strain, as relief efforts threw together strangers trained and untrained who laboured without rest until relief arrived.

À la suite de la déflagration, Halifax a été confrontée au défi presque insurmontable de soigner des milliers d’hommes, femmes et enfants blessés. Sans stratégie d’intervention d’urgence, les hôpitaux déjà bondés de soldats canadiens blessés furent vite débordés. Églises, écoles, et hôtels de ville ont été convertis en hôpitaux temporaires pour alléger la pression occasionnée par des opérations de sauvetage réunissant à la hâte des étrangers formés et non formés travaillant sans relâche jusqu’à ce qu’on les relaie.

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Victoria General circa 1910—Nova Scotia Archives, Notman Studio 1983-310 No 2025_N-4567

Doctors and nurses at public hospitals like the Victoria General were besieged with patients. With every room and bed occupied, corridors and grounds outside became choked with stretchers as the hospital’s three operating rooms struggled to keep up.

Les médecins et infirmières d’hôpitaux publics comme le Victoria General Hospital étaient débordés. Toutes les chambres et tous les lits étant occupés, les couloirs et les terrains à l’extérieur des hôpitaux ont été rapidement encombrés de lits de camp, alors que les trois blocs opératoires faisaient l’impossible pour répondre à la demande.

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YMCA Emergency Relief Hospital—Nova Scotia Archives, 1979-237.8_N-7024

Dalhousie Medical School sent all of its students to the YMCA building on Barrington Street and other emergency relief hospitals to help. Many had started classes just three months prior, and relied on judgement and common sense in lieu of training to assist the injured.

La Dalhousie Medical School dépêcha tous ses étudiants dans l’édifice du YMCA sur Barrington Street et dans d’autres hôpitaux d’aide humanitaire d’urgence pour prêter assistance. Plusieurs d’entre eux n’ayant commencé leurs études en médecine que depuis quelques mois, furent contraints de se fier à leur jugement et au bon sens plutôt qu’à leur formation pour venir en aide aux blessés.

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School for the Blind advertisement—New York Times, December 16, 1917

With hundreds blinded or injured by flying glass, the Halifax School for the Blind established a relief fund to help survivors adjust to a sudden change in vision. Mastering skills like Braille and the everyday tasks required to live independently were among those taught at the school on Morris Street.

En réponse aux centaines de personnes blessées ou devenues aveugles par les éclats de verre, l’école pour aveugles d’Halifax créa un fonds de secours pour aider les survivants à s’adapter à un changement soudain de leur vision. La maîtrise de compétences comme que le braille et celle de tâches quotidiennes essentielles à une vie autonome étaient enseignées à l’école sur Morris Street.

“Men, women and children of all sorts and classes were literally packed in the ward like sardines in a box, the cots all occupied, and the floors covered so that it was difficult to step between them.”

W.B. Moore, Doctor
 1917

« Hommes, femmes et enfants de toutes conditions et classes sociales étaient littéralement entassés comme des sardines dans la salle commune, les lits de camp étaient tous occupés et les planchers à ce point couverts de blessés qu’il était difficile de se frayer un chemin entre eux. »

W.B. Moore, médecin 
1917